Day 1 — Montreal · Mexico · Panama City

Premier voyage en amérique centrale et premier vrai choc culturel.

À mon arrivée à l’aéroport de Mexico, je lis encore le petit guide d’espagnol latin que j’ai acheté il y quelques heures à Montréal. Je me perds dans l’immensité de l’aéport et je me rappele combien Mexico paraît gigantesque vu de haut. Des maisons à bout de champ, 22 millions d’habitants, des routes et surtout une alternance de verdure et de terre aride. Une topologie unique, pour un pays certainement unique: à la frontière entre le Nord et le Sud.

L’aéroport de Mexico n’a rien a envier à ses pairs internationaux, sa modernité frappe; sa taille aussi. J’ai juste le temps de m’habituer à la foule autour de moi et d’apprendre 3 nouvelles phrases dans mon guide d’espagnol, que me revoila déjà reparti.

J’embarque pour Panama, le vol dure à peu près 3h de temps. Vue de haut, Panama est un oasis naturel en plein océan; des kilomètres de côtes sauvages et des forêts se côtoient. Du hublot, j’apperçois le côté Océan, l’eau est d’un bleu parfait. Au fur et à mesure que l’avion se rapproche, j’apperçois la terre rougeâtre.

Les alentours de l’aéroport me font curieusement penser au cameroun, à cause de la terre du sol qui est rouge principalement; mais aussi à cause de toute la végétation aux alentours.

L’aéroport International Tocumen est plus petit que celui de Mexico, mais 20 fois plus grand et plus beau que l’aéroport de Yaoundé. Par dessus tout, sa modernité frappe et la qualité du service qui est fourni également.

Après avoir passé l’immigration, mon passeport est retenu quelques minutes pour vérifications. Les agents d’immigration doivent se demander que vient faire un camerounais dans ce petit état de 3 millions d’habitants. Tout se passe bien en fin de compte, je passe la douane et sors dans le hall d’arrivée.

Un taxi m’attend pour m’accompagner à l’hôtel. Je peux sentir l’humidité dans l’air, on dirait Douala. Je ne suis pas encore sorti de l’aéroport que j’ai l’impression d’avoir toujours connu cet endroit, les gens autour de moi, la chaleur de l’atmosphère.

De l’aéroport à l’hotel, j’ai ma plus belle surprise: autoroutes modernes avec péages et contrôles. Et une fois arrivé au centre-ville, une seule phrase suffit pour décrire ma surprise: ‘Que de gratte-ciels’. Sur le chemin, j’apperçois des Casinos, mon hôtel en a un justement. Je m’enregistre et m’engouffre dans ma chambre, j’ai une superbe vue sur un parking de 10 étages pas loin de l’hôtel et sur la piscine. C’est mieux que rien.

Day 2 — Hablo un pocco de castellano

Hier j’ai commandé mon premier repas en espagnol, tout s’est bien passé jusqu’à ce que la réceptionniste me pose une question qu’évidemment je n’ai pas compris. Il a fallu faire venir quelqu’un qui parle anglais, afin de compléter la commande: ‘Would you like a drink sir?’. C’est la seule chose qui manquait à ma commande.

Ce matin, j’ai fais mieux; j’ai donné du buenos dias à tout ceux que je croisais et j’ai même pu prendre un taxi et demander un reçu en espagnol…pas mal hein.

J’adore cette sensation d’apprendre une langue nouvelle, le défi est grand on se force et petit à petit on apprend des mots, des phrases et même parfois le sens des conversations.

Le taxi me dépose à la tour Torre Global, un édifice de 40 étages au coeur du quartier des affaires. Mon espagnol s’arrête aux portes du bâtiment, je donne du Habla Inglès à l’agent de sécurité et je lui explique que j’ai rendez vous pour affaire.

Je vous passe les détails, toujours est-t-il que mon vocabulaire s’agrandit. Deux marches fortuites pour se rendre à des bureaux de clients, me permettent d’apprécier la ville. À l’intérieur du centre-ville, les rues sont étroites; ce qui est paradoxal quand il y autant de grattes-ciel dans le paysage. Il doit y en avoir bien plus qu’à Montréal.

Je découvre que mon lieu de travail principal est proche de mon hôtel et je me surprend à marcher à pied vers 22h pour le rejoindre.

Day 3 — Rues étroites

Après l’étonnement des grattes-ciel. Je subis celui de l’étroitesse des rues. Il y a beaucoup de rues pratiquable à Panama City, mais c’est fou combien elles sont étroites. Il n’est pas souvent surprenant à l’heure de pointe, de voir des dizaines de véhicules envahir la chaussée et se demander mais où est donc le trottoir.

S’il y a quelque chose qui ne suit pas le boom immobilier, c’est bien l’agrandissement des rues à l’intérieur du centre-ville.

Mais il est toujours plaisant de marcher dans le rue de Panama City. Les panaméens sont en général très pôlis et très acceuillant. Il existe une diversité énorme ici, blancs, indiens, noirs, locaux, asiatiques, métis; tous nés à Panama, d’ancêtre Panaméens. C’est un pays à la croisée des cultures. Ce qui enrichi énormément sa gastronomie d’ailleurs; l’alimentation ne coûte pas cher, pour 3$, il est possible d’avoir un énorme plat d’haroz con pollo et pour 80 sous en plus une énorme boisson.

La vie est moins cher en général, malgré le fait que la ville soit très développée économiquement.

J’ai appris à compter aujourd’hui, uno, dos, tres, quatro, cinquo. Je sais dire de nouvelles phrases aussi. Ca fait plaisir aux Panaméens de savoir qu’on s’intéresse à leur langue et pas juste à leurs gratte-ciels.

Sur ce a la manana, buena noches.

Day 4 — When it rains

Ok, quand il pleut…houh la. Je ne vous dit pas. C’est la catastrophe dans les rues. Si il y a une chose que le développement à oublier à Panama, ce sont bel et bien les caniveaux.

Nous étions donc dans ce beau restaurant en face de l’imposant Mariott Hotel de Panama City, lorsque soudain…boum la pluie s’annonça. Cequi paraissait être une petite pluie de routine, s’est transformé très vite en orage avec des torrents naissant dans toutes les ruelles du centre ville.

Très vite, l’eau est monté à près de 30 centimètres de hauteur. Véhicules garés, passant trempés et restaurants menaçés.

Même si une forte envie de marcher pieds nus dans l’eau me passait par la tête — clin d’oeil à mon enfance africaine — je me suis abstenu et abrité pour me garder au sec.

Le mois de Juin est le deuxième mois de la saision des pluies à Panama. Donc si vous prévoyez y aller à ce moment là, prenez un parapluie avec vous.

Day 6 — I shot the sheriff

Contrastant de manière flagrante entre le luxe du centre-ville et la banlieu Américo-panaméenne, le vieux panama city est partagé entre nouveaux quartiers et ghetto.

C’est surprenant de découvrir qu’à quelques mètres du palais présidentiel, des dizaines de logement croupissant sous le poids de l’âge sont habités par les populations les plus défavorisées. L’âme de Panama s’y trouve, la ville y a été reconstruite il y a quelques siècles après une première destruction.

Au milieu de deux rives riches, se situe une mare de pauvreté. La police est aux quatre coins et contient cette population qui vit dans la précarité de l’autre côté de la baie. Au loin on peut appercevoir les grattes-ciel du centre-ville; certains doivent en rêver toutes les nuits mais ne se doutent pas que la plupart ne sont pas habités par des Panaméens.

Mon idylle fidèle avec le pays n’aurait pas pu se terminer sans une confrontation avec la réalité.

Dans la plupart des chansons reggaeton qu’on écoute, les jeunes parlent du ghetto; le vrai pas celui fabriqué de toute pièce pour vendre des albums. En passant, le reggaeton est né au Panama du fait de l’influence caraïbéennes. Les artistes reggaeton porto-ricain et autre vous un respect indéfectible au Panama pour celà.

Day 7 — Our fathers flag

Il y a une étrange ressemblance entre le drapeau américain et le drapeau panaméeen au niveau des couleurs. Ce n’est là qu’une autre marque flagrante de l’influence américaine sur le pays.

Et dire que Panama a falli être francophone; au début de la construction du Canal de Panama, les français dirigeaient le projet de main de maîtres, jusqu’à ce qu’un manque innatendu de fond les fasse plier bagages. Les américains ont donc repris le projet en main et l’ont achevé. Ah mes chers cousins les Gaullois!

Quoi qu’il en soit, il reste aujourd’hui quelques signes apparent du passage des français, comme la place de la france dans le vieux Panama City.